Troubles de la coordination motrice, lenteur des mouvements entrecoupée d’accès explosifs, absence apparente de douleur malgré des plaintes constantes, agressivité : autant d’indices suggérant que le zombie présente une combinaison singulière de dysfonctionnements nerveux, dont l’analyse met en lumière l’interconnexion des grands circuits cérébraux. Les cycles veille-sommeil ainsi que la prise alimentaire sont également perturbés. Ces deux fonctions dépendent notamment de l’hypothalamus, une région cérébrale dont l’anatomie et la physiologie semblent, chez le zombie, altérées au point d’entraîner des modifications comportementales profondes. Au regard de l’état de délabrement anatomique du cerveau zombie — en particulier du cortex et de l’hippocampe —, nous examinerons également les capacités mnésiques de ces créatures, en distinguant mémoire à court terme et mémoire à long terme, ainsi que d’autres fonctions cognitives, notamment exécutives. Enfin, se pose la question du sens de soi et de la perception d’autrui : l’étude de l’espace péri-personnel, du fonctionnement du système vestibulaire et de la représentation corporelle des émotions éclaire l’hétérogénéité interindividuelle des zombies et pourrait permettre de mieux les comprendre… à condition d’y survivre.
Cette conférence est gratuite et ouverte à tous les publics.
